John Lawrie and the Welcome Strangers sortent un classique du rock existentiel

On le dit : John Lawrie and the Welcome Strangers sont le prochain grand groupe de rock alternatif à saturer les ondes et à régir les scènes des grands festivals.

Premier rendez vous

Un titre approprié, Premiers rendez-vous et funérailles est autant un EP de moments conviviaux que de zones d’ombre profondes. Ainsi, avec un disque richement décoré et synchronisé, le quatuor de Sydney est arrivé. Une série de singles et un premier EP ont pavé le chemin de la rédemption sur cette énorme sortie rock.

La bio du groupe cite des noms sérieux, et nous n’allons pas les contredire :

“C’est un peu comme si The Cure, Slowdive et Bruce Springsteen avaient une nuit de passion – racontée par Nick Cave.”

Et c’est avec la nature gothique de ce dernier que l’on entend la noirceur poétique d’un groupe à la grande longévité.

John Lawrie and the Welcome Strangers se fait sentir avant de se faire entendre. Le baryton tonitruant du frontman John Lawrie gronde vers l’arrière de votre cerveau – en raclant toutes les parois de votre lobe frontal en chemin. Et ça fait du bien. Chaque nouveau morceau est comme une chanson épique sur la perte de l’innocence, mais aussi sur la célébration de celle-ci.

Grandiose et festive

Aucune n’est plus festive que l’ouverture de l’EP, Sober. Grandiose et plein de batterie lourde, les synthés brillants gardent les choses enjouées. Pourtant, le chant omniprésent de Lawrie, qui rappelle un Dave Le’aupepe ramboyant, est digne d’être entendu. Les guitares électriques glissantes signalent une influence des années 80 qui se fait sentir et qui accueille le public avec un soupçon de nostalgie. Un plaisir coupable à plus d’un titre, explique le groupe :

“Sober est un hymne shoegaze/indie-rock énergique et très flou qui parle de l’envie d’appeler un ex en état d’ébriété, de réaliser que c’est une idée stupide et d’arrêter, mais de continuer à vouloir le faire”.

Au milieu du disque, l’essentiel de l’EP est débloqué avec Clés. Momentané et inébranlable, c’est ce qui met un terme aux éléments shoegazey de John Lawrie. Keys est indéniablement cinématographique et ressemble à la fois à un rassemblement nordique avant la bataille et au montage de l’après-coup, enfumé et oblitérant. Chaque coup de batterie ressemble à une botte de Vikings et les harmonies s’élèvent pour rencontrer un solo de guitare dégoûtant. John Lawrie sont les étrangers bienvenus de Valhalla.

Des titres comme Bonheur allonger la ballade gothique de Clés et c’est un moment de réflexion viscéral. C’est là que le groupe a trouvé son rythme. Et c’est profond, long et d’une beauté menaçante. Pendant que Cave écrit ses Red Hand Files et que Gang of Youths réfléchit à son prochain mouvement, nous prédisons que John Lawrie va s’élever et s’élever.

Si vous avez la chance d’être dans nos locaux ce week-end, John Lawrie et les Welcome Strangers lancent officiellement l’EP au Waywards, ce samedi 3 avril.

Profitez de l’intégralité des sept titres de Premiers rendez-vous et funérailles sur Spotify ci-dessous :

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